Comment une décision est-elle prise ?
Certaines décisions sont simples à prendre, tandis que d’autres nous demandent beaucoup de temps, nous stressent et nous semblent difficiles. Quand l’hésitation dure trop, elle peut mener à une paralysie décisionnelle, avec de l’anxiété, voire de l’insomnie, et faire remonter des émotions négatives comme la peur.
Par exemple, le stress peut produire des effets très négatifs, car en stressant nous allons, de manière involontaire, gâcher notre vie ou même notre carrière. Cette paralysie vient souvent de la peur des conséquences : plus le choix paraît lourd, plus la peur, les émotions et l’anxiété peuvent freiner une décision claire.
C’est pourquoi il faut apprendre à gérer ce stress, à reconnaître ses émotions et à ne pas les laisser prendre le dessus sur notre projet.
Dans notre vie, quoi que l’on doive gérer, autant dans la vie privée que professionnelle, à la maison ou dans notre emploi, dans nos études, prendre des décisions s’impose tout le temps.
Cela peut être une futilité comme choisir quel t shirt on va mettre au matin ou cela peut s’avérer être une grande résolution qui changera votre vie.
Notre succès va dépendre des bonnes décisions que l’on a pu prendre auparavant, mais aussi de l’apprentissage des mauvaises décisions dans n’importe quels cadres.
Certaines catégories de décisions sont mises en place sur un coup de tête tandis que d’autres sont bien réfléchies.
Selon l’Oxford Advanced Learner’s Dictionary, le terme prise de décision signifie « le processus consistant à décider de quelque chose d’important, en particulier dans un groupe de personnes ou dans une organisation ».
Dans une entreprise, des décisions sont saisies à chaque niveau de gestion pour que chacun de ses objectifs soit atteint.
De plus, ces choix représentent les valeurs fonctionnelles et fondamentales qu’une entreprise adopte et met en œuvre pour assurer une bonne réussite. Ce processus joue un rôle vital dans le fonctionnement d’une organisation.
Pour répondre concrètement à la question comment prendre une décision pour un travail, il est conseillé d’adopter un processus décisionnel étape par étape : identifier clairement la décision à prendre, recueillir les informations utiles, comparer les alternatives, choisir, passer à l’action puis revoir le résultat, en combinant intuition et raisonnement selon la complexité du choix. Cette méthode est particulièrement utile aux professionnels, managers et dirigeants qui veulent décider plus efficacement au travail, limiter les erreurs coûteuses et avancer même sous pression. Dans cet article, vous verrez aussi comment gérer le stress, la peur et les émotions, quels types de décisions existent en entreprise, quels réflexes améliorent l’efficacité au quotidien et comment savoir si une décision est réellement bonne.
Les étapes pour une prise de décision de qualité au travail
Bien souvent, les professionnels utilisent sept étapes par le biais d’ outils pour une bonne prise de décision au travail :
- Identifier la décision
- Recueillir des informations pertinentes
- Identifier les alternatives
- Evaluer les preuves
- Choisir parmi les alternatives
- Agir
- Réviser la décision
Ces pistes aident à structurer la réflexion. L’indécision n’est pas toujours un blocage : elle peut signaler qu’il faut encore clarifier certains points. Se fixer une échéance aide aussi à faire avancer le processus et à éviter la paralysie par l’analyse.
Les décisions peuvent aussi être effectuées soit par un processus intuitif ou raisonné, soit par une combinaison des deux .
L’intuition
L’intuition, ce n’est pas un « sens » magique que l’on possède, c’est plutôt notre perception, notre capacité dans un domaine ou notre emploi, nos expériences passées ainsi que nos valeurs personnelles; elle participe aussi au processus de décision, surtout quand l’expérience est forte. Cela vaut la peine de prendre en compte notre intuition, car elle reflète le biais de votre apprentissage de la vie. Nos signaux corporels peuvent aussi servir d’indicateurs utiles de nos préférences émotionnelles. Cependant, il n’est pas toujours basé sur la réalité professionnelle, seulement sur vos perceptions. L’intuition est un bon processus pour faire un choix de nature simple ou si elle doit être prise rapidement; par exemple, un creux dans l’estomac correspond souvent à un refus intérieur, ce qui aide à repérer ses émotions.
Le raisonnement
Pour les décisions plus compliquées, on peut utiliser le raisonnement. Ce sont plutôt les faits « réels », car le côté émotionnel n’aura aucune influence sur la décision, et surtout les problèmes du passé qui pourraient affecter la manière dont celle-ci est mise en œuvre.
Pour appliquer les deux ensemble, il est conseillé de le faire à tour de rôle. Commencez par la raison de manière à observer tous les faits et chiffres une fois le choix fait, et ensuite grâce à votre intuition, regardez si elle vous convient ; parmi les moyens utiles, la méditation peut aider à faire baisser le bruit mental et à écouter votre sagesse intérieure avant de vérifier si ce choix vous convient.
Comment être efficace dans sa prise de décision au travail ?
Avoir confiance en soi est un point important dans un projet. Vous êtes compétents pour faire des choix, et chaque décision difficile prise renforce progressivement cette confiance. Vos compétences, ce sont elles qui vous ont conduites là où vous êtes aujourd’hui professionnellement, et vous donnent le pouvoir d’avancer.
Votre comportement doit aussi être positif. Une bonne estime de soi soutient justement cette attitude au travail. Si vous êtes pessimiste et que vous voyez le négatif partout, vous serez en effet démotivés et donc les échecs suivront. Le positif attire toujours le positif. « compétences positives + comportement positif = impact positif sur notre prise de décision ».
Pour prendre de bonnes décisions, il y a plusieurs stratégies à adopter mais surtout une certaine méthodologie.
Les 6 conseils de Mike Myatt pour mieux prendre des décisions au travail
- Analysez la situation et le contexte : une prise de décision efficace, dans n’importe quels cadres, exige que tous les chefs d’entreprise prennent bien en compte tous les éléments qui sont impliqués, et bien sûr d’avoir une bonne information sur le sujet. De plus, il faut se poser certaines questions comme : Pourquoi prendre une décision ? Que se passera-t-il si aucune décision n’est prise ? Quelles recherches ou analyses devraient être effectuées ? Quelle question se poser ?… Pour une décision importante, si l’urgence n’est pas réelle, appliquez aussi la règle des 24 heures pour y voir plus clair.
- Négociez vos options par le biais d’autres parties prenantes : partagez vos pensées à un examen de groupe, échangez des informations, parlez-en à vos collègues de vive-voix ou par email, vos collaborateurs ; une réunion bien menée peut aider à confronter les avis sans tomber dans un faux consensus. Mais attention : rien ni personne ne doit influencer votre perception des choses.
- Effectuez une analyse coûts-avantages : comment effectuer une analyse des coûts-avantages ? : déterminez les coûts, calculez les avantages, comparez les différents facteurs, faites une liste des pour et contre, et faites un rapport et un plan d’action.
- Estimez un rapport risque-rendement : regardez quels risques vous courrez et quels sont les potentielles récompenses qui vous attendent et comparez les détails afin de prendre conscience de tous les éléments qui représentent des risques potentiels.
- Pensez si votre décision est correcte et adaptée à la situation. Il doit en effet y avoir une certaine logique sur celle-ci.
- Prenez la décision finale : appliquez tout ou une bonne partie des conseils évoqués ci-dessus pour une prise de décision efficace, en faisant attention aux différents facteurs qui pourraient l’impacter, tels que la complexité du problème, la pression du temps qui peut nous être imposée, l’environnement, les réseaux sociaux, le monde etc… Une fois ces éléments analysés, gardez la liberté de trancher en conscience.
Il ne faut jamais sous-estimer l’impact, la conséquence qu’une seule petite décision peut avoir, un seul faux pas peut tout ruiner, une relation, une carrière, une vie, etc…
Comment prendre une décision pour un business ?
Prendre des décisions, commerciales ou non est profitable à votre organisation, surtout quand vous êtes haut placé.
Ce que vous aller choisir pour votre projet ou entreprise représente toutes vos années d’études, de lecture, de travail, de formation, d’ informations accumulées, ainsi que chacune de vos compétences en tant que leadership ; avant de trancher, prendre une décision professionnelle nécessite aussi une analyse des priorités.
Si on veut prendre les meilleures initiatives en affaires, il faut savoir utiliser deux catégories déjà évoquées dans cet article : il s’agit de l’intuition et le raisonnement.
Il existe plusieurs approches et techniques pour organiser nos pensées comme par exemple la matrice de décision, le graphique T pour déterminer les avantages et les inconvénients, un bon management, ou l’arbre de décision. Elles ouvrent aussi plusieurs pistes pour comparer les options. Observez ensuite chaque option et les résultats de chacune.
Le multi vote, quand plusieurs personnes sont impliquées à prendre la décision ou encore l’analyse SWOT qui nous montre les forces et faiblesses, les opportunités et les menaces, et bien d’autres encore, etc. Quand l’enjeu dépasse les compétences internes, un recours ponctuel à des experts peut aussi aider.
4 types de décisions en entreprise
Les décisions courantes
Il s’agit des choix que vous devez prendre au quotidien dans l’entreprise comme (l’achat des fournitures, les congés des employés, la gestion des réseaux sociaux, e mail…).
Souvent, dans ce genre de situation, ce sont ceux du rang inférieur qui les gèrent car elles n’ont pas de grosses conséquences sur le fonctionnement de l’entreprise.
Les décisions politiques
Elles constituent la politique de l’entreprise. Celles-ci auront des conséquences à long terme sur l’organisation.
Il y a une plus grande réflexion et perception, c’est pour cela qu’en général, elles sont prises par les membres du premier niveau.
Exemple : accorder une prime annuelle au rendement aux employés est considéré comme un cas de décision politique, c’est donc la haute direction qui aurait le dernier mot.
Les décisions organisationnelles
On parle de ce qui pourrait affecter l’ensemble de l’organisation, que ce soit lié aux fonctions quotidiennes mais aussi politiques, comme par exemple l’évaluation des mesures de réduction des coûts qui seront mises en œuvre dans tous les ministères.
Ces choix sont fait en fonction des études et de la capacité officielle des chefs d’entreprise et des autres collaborateurs. Elles nécessitent une grande efficacité.
Les décisions stratégiques
Elles sont prises après une évaluation minutieuse. Elles sont souvent à long terme et fondées sur les résultats visuels.
Ces choix stratégiques impliquent souvent une grande gestion de marketing et donc un financement ou des bénéfices, si bien que la prise de risque fait partie intégrante de ces décisions et doit être évaluée de manière responsable.
Exemple: collaborer avec une autre entreprise, étendre l’entreprise dans un autre pays. Ce sont des décisions stratégiques qui auront sans doute de bonnes conséquences dans votre travail.
Problèmes qui peuvent entraver une prise de décision commerciale efficace
En tant que leaders d’entreprise, et grâce à vos performances, vous avez le dernier mot sur les conclusions décisionnelles de l’entreprise. Malgré cela, vous possédez une équipe, des collègues et plusieurs collaborateurs ; quand le décideur manque de recul, l’accompagnement d’un coach ou d’un service externe peut aussi aider, et il est donc important d’obtenir des informations mais aussi des conseils de leur part. Vous n’êtes pas le seul à devoir faire des choix pour votre projet. C’est pourquoi une équipe de direction reste essentielle au bon fonctionnement de l’entreprise.
Comment savoir que l’on prend la bonne décision au travail ?
La réponse immédiate de l’ environnement qui nous entoure peut-être utilisée comme indicateur de bon ou mauvais choix.
Lorsque la décision est plutôt simple, il est facile de reconnaître si on a pris la bonne ou la mauvaise. Lorsque nous faisons face à une situation difficile, nous avons tendance à devenir anxieux et concentrés sur l’identification du « meilleur » choix en raison du risque de « se tromper ». Dans le cas d’un emploi, il est alors utile de revenir à des critères objectifs pour comparer les offres et garder un sentiment de sécurité.
Le problème avec cet état d’esprit est que nous accordons trop d’importance au moment du choix et perdons de vue tout ce qui suit. Le simple fait de choisir « la meilleure » option ou stratégie ne garantit pas que les choses se passeront bien à long terme. Il faut aussi vérifier si les missions correspondent à vos compétences et à vos intérêts, si la culture d’entreprise est alignée avec vos valeurs, si la rémunération globale inclut bien le salaire et les avantages, et si des possibilités de promotion et de formation existent.
C’est ce qui va se passer ensuite, dans les jours, mois, années qui suivent qui va déterminer en fin de compte si notre choix était le « bon ». Cela implique aussi d’évaluer les trajets domicile-travail, l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, ainsi que la réputation de l’entreprise, car ces éléments influencent la qualité réelle du choix.
Plusieurs signes qui montrent une bonne prise de décision au travail
- Toutes vos options doivent être pondérées, il faut savoir identifier la bonne question et toutes les options possibles, avoir toutes les informations, puis lister les pour et les contre en regardant les avantages et les inconvénients.
- Votre instinct, lorsque vous êtes dans le doute. Ecoutez votre instinct, il vous guidera sur le bon choix à faire, mais une hésitation qui persiste peut aussi être un signal d’alerte pour réfléchir davantage avant d’agir.
- Le soutien des personnes concernées peut nous aider à y voir plus clair, car l’avis de tout le monde n’est pas toujours accessible au même moment. Par le biais de leurs conseils et de leur perception, cela vous aidera à sortir de votre dilemme.
- Il faut avoir pensé aux conséquences à long terme. Quand on décide quelque chose, il faut toujours réfléchir à la façon dont cela va vous affecter à long terme. Est ce que cette décision se rapproche de l’objectif du projet ?
- Il y a le temps, bien que dans certains cas, il est préférable de prendre une décision directe, d’autres fois prendre son temps est plus bénéfique. Il faut faire en fonction du temps qu’on dispose et qui nous est parfois imposé. Tout dépend du cas : il faut savoir gérer une situation où le temps est compté.
- Votre esprit est en paix. Une des étapes de la bonne prise de décision, c’est quand la décision finale est prise. n signe clair que vous avez pris une décision de qualité est que votre esprit se sent en paix, le stress, la pression redescend.
- Les choses positives commencent à se dérouler. Une fois que nous avons de bons retours, il est évident que ça à été la bonne prise de décision.