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L’auto-sabotage

Pourquoi remettons-nous parfois en question nos projets, nos relations ou nos ambitions au moment même où tout semble enfin bien se passer ?

Beaucoup pensent que l’auto-sabotage est un manque de volonté ou de confiance en soi. Pourtant, dans la majorité des cas, ces comportements remplissent une fonction bien précise : ils cherchent à nous protéger d’un risque perçu, comme l’échec, le rejet, le changement ou même… la réussite.

Au fil de nos accompagnements, nous observons que les personnes qui s’auto-sabotent ne manquent généralement ni de compétences ni de motivation. Elles reproduisent, souvent inconsciemment, des mécanismes construits au fil de leur histoire : procrastination, perfectionnisme, évitement, difficulté à poser des limites ou remise en question permanente. Ces stratégies ont parfois été utiles à une période de leur vie, mais elles deviennent progressivement des freins à leur évolution.

Dans cet article, découvrez comment reconnaître les différentes formes d’auto-sabotage, comprendre leur origine et mettre en place des changements concrets pour sortir durablement de ces schémas répétitifs.

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Pourquoi répétons-nous toujours les mêmes schémas ?

Répéter les mêmes schémas d’autosabotage est souvent lié à des mécanismes profonds et inconscients qui se sont installés au fil du temps. Ces comportements se manifestent comme des autoprotections, des auto manipulations destinées à préserver un équilibre intérieur face à des peurs ou des blessures anciennes. Par exemple, qu’est ce que l’auto peut signifier dans ce contexte ? C’est une forme de dialogue interne où notre esprit, parfois influencé par des arguments négatifs ou des croyances limitantes, nous pousse à agir contre notre propre intérêt.

Ces schémas sont souvent renforcés par des sentiments de culpabilité ou de honte, qui alimentent le cercle vicieux de l’autosabotage. Le syndrome de l’imposteur en est un exemple fréquent : la peur de ne pas être à la hauteur ou de ne pas mériter le succès peut entraîner des comportements d’évitement ou de procrastination. La paresse, souvent perçue négativement, peut aussi être une manifestation de résistance face à ces peurs profondes.

Il est important de comprendre que ces répétitions ne sont pas simplement des faiblesses personnelles, mais des réponses complexes à des enjeux émotionnels liés à notre histoire, nos rêves et notre quête de bonheur. Par exemple, Jean, un personnage fictif, pourrait se retrouver à saboter ses propres projets par peur de perdre le contrôle ou de ne pas correspondre aux attentes.

Pour sortir de ces cycles, il est essentiel d’identifier les déclencheurs et de travailler sur les croyances sous-jacentes. Cela peut passer par l’exploration de pages dédiées à l’auto-analyse, la mise en place de stratégies concrètes pour contourner ces résistances, et l’apprentissage à accueillir ses émotions sans jugement. En comprenant l’intérêt de ces comportements, même s’ils sont nuisibles, on peut commencer à les transformer pour avancer vers une vie plus épanouie.

Pourquoi avons-nous peur de réussir ?

La peur de réussir est un phénomène paradoxal mais courant qui pousse à l’autosabotage. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas seulement la peur de l’échec qui freine, mais aussi la crainte des conséquences liées au succès. Réussir implique souvent des changements profonds dans notre vie : plus de responsabilités, une visibilité accrue, des attentes plus élevées de la part des autres, voire une remise en question de notre identité. Ces transformations peuvent générer un sentiment d’insécurité et d’anxiété.

Cette peur est souvent liée à des croyances limitantes inconscientes, comme ne pas mériter le succès, craindre le jugement ou redouter l’abandon. Elle peut aussi s’accompagner du syndrome de l’imposteur, où la personne doute de ses compétences et redoute d’être « démasquée ». Ainsi, le succès devient perçu comme une menace plutôt qu’une opportunité.

Par ailleurs, la peur de réussir peut être un mécanisme de protection. En sabotant ses propres efforts, on évite d’affronter des émotions difficiles comme la peur du changement ou la perte de contrôle. L’autosabotage agit alors comme une forme d’autoprotection face à ces défis émotionnels.

Pour surmonter cette peur, il est essentiel d’identifier ces croyances limitantes et de les déconstruire progressivement. Adopter une approche en « mode bêta test », c’est-à-dire expérimenter sans pression, permet de réduire l’anxiété liée à la réussite. De plus, la reconstruction de la confiance en soi par l’action répétée aide à diminuer ces peurs.

Enfin, comprendre que la peur de réussir est un processus normal et fréquent peut aider à l’accepter sans jugement, ouvrant ainsi la voie à un changement durable et à une meilleure gestion de l’autosabotage.

Pourquoi procrastinons-nous alors que nous savons quoi faire ?

La procrastination est un comportement d’autosabotage très courant qui consiste à remettre à plus tard des tâches que nous savons pourtant nécessaires. Ce phénomène peut sembler paradoxal : savoir ce qu’il faut faire mais ne pas agir. Plusieurs raisons psychologiques expliquent ce décalage entre connaissance et action.

Premièrement, la procrastination est souvent liée à la peur, qu’il s’agisse de la peur de l’échec, de la peur du jugement ou même de la peur du succès. Cette peur génère une anxiété qui pousse à éviter la tâche, préférant un soulagement immédiat plutôt que d’affronter l’inconfort. Ainsi, la procrastination devient une stratégie d’évitement inconsciente qui protège temporairement notre équilibre émotionnel.

Deuxièmement, la procrastination peut être alimentée par des croyances limitantes, comme le sentiment de ne pas mériter la réussite ou le syndrome de l’imposteur. Ces pensées négatives créent un frein intérieur qui sabote l’élan vers l’action.

Troisièmement, le perfectionnisme joue un rôle important. La crainte de ne pas accomplir une tâche parfaitement peut paralyser et empêcher de commencer ou de finir un projet. La tâche devient alors un fardeau insurmontable, et la procrastination s’installe.

Enfin, un manque de motivation ou une mauvaise gestion du temps peuvent aussi contribuer à la procrastination. Parfois, la tâche paraît trop complexe ou trop vaste, ce qui décourage. Décomposer les objectifs en petites actions concrètes et accessibles est une stratégie efficace pour contrer cela.

Comprendre ces mécanismes est la première étape pour dépasser la procrastination. En adoptant une approche bienveillante envers soi-même, en identifiant les déclencheurs et en mettant en place des actions progressives, il est possible de sortir de ce cercle vicieux et d’avancer vers ses objectifs avec plus de sérénité.

Pourquoi sabotons-nous parfois nos relations ?

Saboter nos relations peut sembler paradoxal, surtout lorsque nous désirons profondément être connectés aux autres. Pourtant, ce comportement trouve souvent ses racines dans des mécanismes psychologiques complexes. L’autosabotage relationnel agit comme une protection inconsciente contre la peur de la vulnérabilité, du rejet ou de l’abandon. En effet, lorsque nous craignons d’être blessés, notre esprit peut nous pousser à créer des barrières ou à détruire les liens avant que d’autres ne le fassent.

Ces comportements peuvent se manifester par des attitudes d’évitement, un manque de communication, ou encore des conflits fréquents et inutiles. Par exemple, ne pas répondre aux appels ou aux messages, ou encore choisir inconsciemment des partenaires indisponibles émotionnellement, sont des formes d’autosabotage relationnel. Ces schémas répétitifs sont souvent liés à des blessures profondes issues de l’enfance ou de relations passées toxiques.

Le syndrome de l’imposteur peut aussi intervenir dans ce contexte, où la personne doute de sa valeur et redoute d’être « démasquée » dans ses relations, ce qui l’amène à s’éloigner ou à saboter inconsciemment ses interactions sociales. Par ailleurs, la peur de perdre le contrôle peut pousser à des comportements de contrôle excessif, qui finissent par étouffer les relations.

Pour dépasser ces schémas, il est essentiel d’identifier les croyances limitantes qui nourrissent ces peurs, comme le sentiment de ne pas mériter l’amour ou la crainte d’être abandonné. Travailler sur soi, par la thérapie ou des pratiques d’auto-observation, permet de mieux comprendre ces mécanismes et de développer des stratégies pour construire des relations plus saines et épanouissantes.

Enfin, il est important de cultiver la confiance en soi et la bienveillance envers soi-même, car l’autosabotage relationnel est souvent le reflet d’un manque d’estime personnelle. En apprenant à accueillir ses émotions sans jugement et à communiquer authentiquement, il devient possible de briser le cercle vicieux de l’autosabotage et d’établir des liens durables et enrichissants.

Pourquoi notre dialogue intérieur devient-il notre pire ennemi ?

Notre dialogue intérieur, cette voix intérieure qui commente et évalue en permanence nos pensées, nos actions et nos émotions, peut parfois se transformer en un véritable saboteur. Lorsque ce dialogue est dominé par des critiques sévères, des jugements négatifs et des croyances limitantes, il devient un obstacle majeur à notre épanouissement et à notre réussite.

Cette voix intérieure négative peut être le reflet de messages intériorisés depuis l’enfance, souvent issus de critiques parentales, d’expériences douloureuses ou de comparaisons sociales. Elle alimente le syndrome de l’imposteur, où l’on doute constamment de sa légitimité et de sa valeur, renforçant ainsi les comportements d’autosabotage.

Le dialogue intérieur toxique se manifeste par des pensées telles que « je ne suis pas assez bon », « je vais échouer », ou « je ne mérite pas cette réussite ». Ces pensées génèrent de l’anxiété, de la peur et un manque de confiance en soi, qui conduisent à éviter les défis, à procrastiner ou à se dévaloriser.

Pour transformer ce dialogue intérieur en allié, il est essentiel de développer la bienveillance envers soi-même. Cela passe par la pratique de l’auto-compassion, l’identification et la remise en question des croyances limitantes, ainsi que par l’adoption d’un langage interne positif et encourageant. Des techniques comme la méditation, la pleine conscience ou les affirmations positives peuvent aider à apaiser cette voix critique.

En apprenant à écouter notre dialogue intérieur sans jugement et à répondre avec douceur, nous pouvons réduire l’autosabotage et renforcer notre estime de soi. Ce changement intérieur ouvre la voie à une meilleure gestion des émotions, à une prise de décision plus sereine et à une progression vers nos objectifs avec confiance.

Ainsi, comprendre et travailler sur notre dialogue intérieur est un levier puissant pour cesser de nous auto-saboter et pour avancer vers une vie plus équilibrée et épanouissante.

Pourquoi je m’auto-détruit ? 

S’auto saboter est un phénomène souvent inconscient et auto-destructeur. En effet, ce comportement est dû à un manque de confiance en soi, d’ estime de soi et souvent à un manque d’estime de soi, si bien que la personne va agir de façon négative dans ses comportements, c’est à dire qu’elle va voir un point de vue négatif sur les relation amicales, amoureuses, sur ses objectifs personnels, etc.

Il y a de nombreuses raisons qui peuvent nous transformer en auto-saboteur

D’après la psychologue Michelle Skeen, une des raisons qui peut transformer les gens en auto saboteurs est la peur innée de l’abandon que les êtres humains ont naturellement. Les causes de sabotage de ses rapports avec les autres peuvent être dus à un rejet dans l’enfance par un parent, une rupture amoureuse mal vécue par la personne, une déception en amitié, etc.

Tous les sentiments ressentis au cours de ces déceptions peuvent resurgir plus tard lorsque nous rencontrons quelqu’un. Nous voulons garder le contrôle de nous-même et de nos sentiments, et le changement peut alors être vécu comme menaçant, ce qui peut nous pousser à détruire directement une relation ou une amitié avant qu’elle ne démarre.

Aussi, cela peut-être dû au passé de la personne, si elle a vécu une relation toxique ou encore un traumatisme. Le fonctionnement va être tel que l’individu va réagir comme dans son passé, en reproduisant les mêmes mécanismes de défense face à l’anxiété alors qu’ils ne sont plus adaptés aux situations qu’elle vit à présent.

Cela peut-être du également à l’enfance. Des croyances limitantes peuvent alors se construire très tôt, et ces croyances alimentent ensuite des schémas répétés à l’âge adulte. La personne va essayer de mettre les gens en colère car durant son enfance, le seule moyen qu’il avait pour avoir l’attention des parents était de les mettre en colère. La personne va donc répéter ce schéma dans sa vie d’adulte en essayant de mettre en colère son entourage pour ne pas ressentir le manque d’attention.

Une autre des raisons d’après le docteur Bonior est le suicide social. Cela découle d’un mal-être. La personne va rejeter ce dernier sur ses amis, dû à une jalousie, une frustration d’être moins bien qu’eux, et cela va éloigner ses amis.

Une autre raison d’après la coach de carrière Alice Stapleton est le broyeur de carrière. Cela consiste à tout faire pour ne pas réussir au travail, ne pas faire trop bien. La raison est que la personne pense qu’elle ne mérite pas de faire mieux que quelqu’un d’autre à cause d’une confiance en soi très faible ; la peur de l’échec en est aussi une cause fréquente, tout comme une faible estime de soi.

Une autre éventuelle raison est le besoin de contrôle. Le sabotage va se développer à partir de cela car quand on a le contrôle, on se sent en sécurité.

La honte peut-être un autre type d’auto sabotage. Par exemple un divorce, un emprisonnement, etc.

Comment savoir si je m’auto sabote ? 

Les questions à se poser pour savoir si l’on s’auto sabote sont importantes à identifier.

Est-ce que je privilégie la gratification instantanée ? Est-ce que j’évite ce qui doit être fait ? Est-ce que je donne la priorité à mon écologie personnelle ? Suis-je toujours en train de tergiverser ? Est-ce que je me concentre sur des pensées autodestructrices ?

A travers vos relations

Si je trouve constamment à redire aux partenaires potentiels, j’ai une idée très rigide de qui je veux rencontrer, je m’ennuie facilement dans les relations, je suis souvent attiré par les personnes indisponibles, cela peut vouloir dire que j’ai des comportements de sabotage.

Si dans nos relations, nous avons peur de l’abandon si des amis se rencontrent sans moi, si je suis jaloux quand un ami réussit, si quand je me dispute avec un ami, je le supprime directement de ma vie, si mes amis me disent que je suis trop nécessiteux, cela peut vouloir dire que nous nous sabotons nous-mêmes.

Ne pas savoir dire non est aussi un sabotage. Cela se manifeste car la personne éprouve des peurs de ne pas plaire aux gens.

Le fait aussi de s’occuper toujours des affaires des autres peut être un signe de sabotage. S’occuper des affaires des autres va permettre de ne pas s’occuper et de faire face à ses propres problèmes.

La balle est dans votre camp au travail

Si pour votre carrière, votre travail, vous avez l’impression de ne pas vous donner à fond pour les entretiens, si vous arrivez en retard à un entretien d’embauche, ou si lorsque vous avez un gros projet à faire, vous le repoussez le plus possible, ce sont aussi des signes.

L’autosabotage peut aussi se manifester par la procrastination ou le perfectionnisme. La personne veut que tout soit parfait et donc ne prend pas de risque. Cela va avoir un impact sur sa réussite, son succès et son évolution dans sa carrière, notamment lorsqu’elle craint les conséquences du fait de réussir. Elle peut également rater des opportunités à cause de cela.

La peur de vivre des échecs au travail peut être aussi une cause.

Quel est l’ état de la relation avec vous-même ?

Être jaloux et paranoïaque constituent des traits également. La personne va penser que les gens lui veulent du mal, que tout le monde est son ennemi.

Il y a aussi la peur de vivre un échec dans sa vie. L’autosabotage peut alors être une réponse à la peur de l’échec. La personne va donc se mettre en tête qu’elle ne va pas réussir pour garder le contrôle de ses sentiments et pour mieux vivre cela. Aussi, cela peut se manifester par un autre mécanisme. Nous n’allons pas nous donner à notre maximum dans notre tâche pour ne pas nous dire que nous avons échoué alors que nous nous sommes donné à fond.

La difficulté à énoncer nos besoins peut être une cause de notre sabotage personnel. En effet, ne pas dire nos besoins va nous faire du tort, et donc avoir un effet négatif sur nos rapports sociaux. Mais cette façon de penser va permettre aux auto saboteurs de se dire qu’ils ne vont pas être rejetés s’ils disent ce dont ils ont besoin. Cela a un sens commun avec la peur de l’abandon et du rejet.

Les comportements d’automutilation sont des éléments majeurs d’ autosabotage. Boire de l’alcool, consommer de la drogue, une mauvaise alimentation, ne pas prendre soin de soi, ne pas dormir assez, représentent une série de choses qui rentre dans l’automutilation. Cela est une forme d’ autosabotage.

Être boulimique ou anorexique. L’individu va avoir l’impression d’avoir le contrôle d’elle-même. Manger mal également car le personnage va se dire « si je suis laid, gros, … », on ne va m’approcher et donc on ne va pas me faire du mal, alors que cela nuit aussi à la santé.

Se dénigrer est aussi une manière de se faire du tort. Cette autocritique est souvent liée à des croyances limitantes. L’ estime de soi de la personne est si faible, qu’elle va tout le temps se dénigrer au lieu d’analyser la situation pour faire mieux la prochaine fois.

Par exemple, la personne va se dire  » j’ai raté parce que je ne vaux rien  » à la place de se dire  » j’ai échoué parce que je n’ai pas fait le travail correctement et je ne m’en suis pas donné les moyens « .

Le stress peut être aussi une raison de sabotage, et ces comportements apparaissent souvent sous stress.

Se placer en état de victime et donc se dire qu’il n’y a que des choses négatives qui nous arrivent au lieu de se dire, ce n’est qu’un moment à passer. Après la pluie vient le beau temps.

Des situations d’auto sabotage à travers quelques faits réels

  • Si je n’ai pas le temps de passer l’aspirateur dans toute la maison, je ne ferai aucun ménage, cela est de la procrastination
  • Je ne peux pas prendre de cours de danse avant d’avoir perdu du poids
  • Me dire avant de faire un travail que je ne vais pas y arriver parce que je suis nul
  • Boire de l’alcool à outrance car je me dis que je n’ai que des échecs dans ma vie
  • Faire les choses comme les autres veulent que je les fasse car j’ai peur de prendre des décisions qui vont mener à des échecs éventuels
  • Faire du mal à des personnes autour de moi car je ne suis pas bien dans ma peau
  • Repousser la date d’un rendez-vous chez le médecin car je ne prends pas soin de moi

Comment arrêter de se détruire ? 

Comment identifier votre part de responsabilité dans votre quotidien ?

Faire une thérapie. En effet, la thérapie peut aider la personne à comprendre certaines choses sur elle-même, ce qui va pouvoir lui donner envie de faire une mise en place de comportements et d’actions pour arrêter de s’autodétruire . Le psychologue va donner des conseils pour arrêter de s’auto saboter.

Les thérapies existantes

Il n’existe pas de diagnostic propre à l’ auto sabotage.

En outre, il existe plusieurs types de thérapie pour mieux comprendre cela.

La thérapie comportementale et motivationnelle, la thérapie cognitivo-comportementale, la thérapie basée sur la pleine conscience, la thérapie basée sur les forces, la thérapie d’acceptation et d’engagement et la thérapie comportementale dialectique, parfois complétées par certaines démarches de développement personnel.

Cela va nous permettre d’adopter des compétences pour gérer ses émotions et donc ne plus se saboter.

Si vous êtes tombé dans de l’ auto sabotage au niveau de l’alcoolisme, de prise de stupéfiants, vous pouvez également faire des thérapies de groupe. Cela vous aidera à vous exprimer et à ne pas vous sentir seul dans votre situation. Vous aurez également des conseils de personnes dans la même situation que vous, ce qui peut-être très intéressant et très enrichissant. Il existe des groupes dans beaucoup de villes, donc ce ne sera pas difficile d’en trouver et d’y avoir accès.

Techniques scientifiques

La lecture de livres sur le sujet peut vous permettre aussi de comprendre certaines choses sur notre façon d’agir et de réagir aux situations de notre vie quotidienne, et sur la réalité de nos comportements.

La lecture de commentaires dans des forums également. Vous pourrez discuter avec des gens sur le même sujet ensemble.

Consulter un article ou des articles sur un site internet peut être intéressant pour comprendre l’origine de ce dernier et pour apprendre comment y remédier . Il existe une multitude de site sur cela avec des données transmises de docteurs en médecine ou psychologue, etc.

Vous pouvez également visionner des vidéos sur le net sur le sujet. Cela vous aidera aussi à comprendre des choses ou encore à comprendre par exemple un article internet que vous n’auriez pas compris.

Techniques propres à notre personne

Booster la confiance en soi, qui se reconstruit par l’action répétée plus que par la seule introspection, va permettre d’arrêter les comportements de sabotage quotidien.

Pour ce faire, la personne peut tenir un journal où elle va écrire ses comportements et ses schémas de pensée, afin d’identifier les croyances limitantes et voir si vous pouvez identifier qu’elles en sont les causes.

Avant de s’auto saboter, on peut penser au proverbe  » s’arrêter avant de sauter « . Lorsque l’on remarque que nous sommes en train de penser négativement ou avoir des comportements négatifs, on pourra réfléchir à deux fois avant d’agir d’une mauvaise façon pour nous-même.

Arrêtez de trouver des excuses à votre façon d’agir est aussi intéressant pour arrêter cela.

Une autre technique pour arrêter de se saboter est de comprendre de quoi notre habitude se nourrit, ainsi que les stratégies mises en place pour éviter l’inconfort. Il faut comprendre le pourquoi nous sommes auto saboteur. Remonter à la racine du schéma aide à construire une solution durable.

Quelques exemples pour comprendre le point précédent :

  • Si nous voulons arrêter l’alcool, nous devons comprendre que l’alcool fonctionne pour soulager un manque quelconque
  • Si nous voulons arrêter de procrastiner, nous devons comprendre que le fait de faire cela nous aide à éviter l’échec ou la peur de ne pas être à la hauteur.

Trouver des comportements alternatifs sains qui répondent à nos besoins. Lorsque vous avez compris ce que dénote votre comportement d’auto sabotage, il est intéressant de trouver d’autres individus comme vous. C’est à dire que si par exemple nous avons un emploi stressant, trouver des individus qui en ont également un, et demander comment ils font pour gérer cela.

Ensuite, faites une liste des alternatives qu’ils vous ont données et sélectionnez celles qui vous conviennent le plus. Un protocole simple aide à contourner la résistance au changement.

Vous pouvez ensuite anticiper les obstacles. Vous devez planifier les éventuelles obstacles quant à la nouvelle utilisation des techniques que vous avez sélectionnées auprès de vos contacts. Suivre trois indicateurs simples aide à mesurer les progrès.

Par exemple, si avant, vous mangiez de la nourriture qui n’est pas saine pour combler votre stress, et qu’à présent vous mangez un fruit à la place, il faut identifier les éventuels obstacles. La discipline aide, mais ne suffit pas si les blocages profonds restent actifs.

Par exemple :

  • Pour être sûr de manger des collations saines, faites des stocks au préalable pour être sûr d’en avoir.
  • Si vous avez une envie de boire de l’alcool, ayez une liste d’amis que vous êtes sûr de pouvoir appeler.

Il sera sûrement difficile d’abandonner par exemple les chips et de manger des amandes à la place. Il sera donc nécessaire d’augmenter votre tolérance au sentiments négatifs.

Pour ce faire, il faut apprendre à tolérer les sentiments d’inconfort. Vous pouvez essayer de supporter un mauvais sentiment pendant un petit laps de temps.

Par exemple, si vous être frustré et que donc vous voulez aller sur votre téléphone pour atténuer ce sentiments, essayer de ne rien faire pendant 10, 20 ou 30 secondes. Agissez en mode bêta test pour réduire la peur de l’échec.

Quelques exercices

  • Exercice n°1 : Augmenter les émotions positives

Évaluez votre humeur actuelle sur une échelle de 1 à 10. Choisissez une activité agréable et faites l’activité, puis réévaluez à nouveau votre humeur. Vous devriez constater que votre humeur a augmenté.

  • Exercice n°2 : L’action opposée

Identifiez le sentiment qui vous dérange et attribuez-lui une note de 1 à 10. Ensuite, pensez à quelque chose que vous pouvez faire qui serait associé à l’opposé de votre sentiment actuel. Faites-le, puis mettez de nouveau une note au sentiment actuel. Vous devriez constater que l’intensité du sentiment a diminué. L’objectif est aussi de dire à cette voix intérieure : cesse, je n’obéis plus automatiquement à mes pensées négatives.

Il existe d’autre types d’exercices pour surmonter l’ auto sabotage.

Comment ne plus saboter ses relations ?

Les signes que quelque chose se passe dans mes relations

Je compare ma relation actuelle avec mes relations précédentes, je trouve des fautes alors que mon partenaire est emphatique, gentil et aimant, je suis effrayé lorsque la relation progresse, je m’attends à ce que les choses ne fonctionnent pas sur la base de mon expérience précédente, je sens que je ne vaux pas la peine d’être aimé, parfois dans un schéma proche du syndrome de l’imposteur, je n’ai pas confiance en les autres, j’ai des doutes sur tout, je choisis des types de partenaires qui sont indisponibles ou qui n’ont pas les mêmes valeurs et objectifs que moi, je remets tout en question, je ne me concentre que sur mes sentiments et ne prends pas en compte ceux de mon interlocuteur quand un conflit éclate, etc.

Comment ne plus les saboter ?

Pour ne plus saboter une relation, il faut apprendre à se faire confiance et à avoir confiance en les autres, sans négliger son bien-être personnel.

Il faut savoir se confier, expliquer nos sentiments, nos peurs, ce que nous ressentons et pourquoi. Tout cela va permettre de ne plus laisser vos peurs et vos craintes dominer vos sentiments, que ce soit avec une personne avec qui nous débutons une relation amoureuse, un ami ou encore un groupe d’amis.

Il faut savoir se rendre compte que chaque relation est différente et que tout le monde mérite d’avoir tant un groupe d’amis qu’une personne avec qui partager sa vie.

Il faut savoir accepter que nos vies sont faites de joie mais aussi de déception.

Vous pouvez également faire une thérapie seul ou en couple pour vous exprimer, exprimer vos peurs, vos craintes sur un sujet que vous n’osez pas aborder avec votre conjoint ou ami, etc.

Les conséquences à long terme

Auto saboter ses rapports avec les autres peut avoir des conséquences sur le long terme. Si par exemple, vous ressentez l’envie d’avoir une relation amoureuse sûre et à long terme, cela pourrait vous en empêcher car l’ auto sabotage rend les rapports difficiles à maintenir, car vous faite tout inconsciemment ou non pour que cela ne fonctionne pas.

Vous pouvez aussi essayer de comprendre les déclencheurs. Cela peut être un lieu, un mot, une action, etc.  Savoir ce qui déclenche vos peurs vous aidera soit à les éviter, soit à travailler dessus pour qu’elles ne vous pourrissent plus la vie.

Cela va se reproduire à chaque fois que vous allez rencontrer quelqu’un si vous ne faite rien pour y remédier. Cela peut-être quelque chose de très frustrant sur le long terme.

Quelques questions à se poser

Vous pouvez réfléchir à une série d’éléments pour faire un travail sur vous même pour ne plus les saboter.

Se demander si nous avons l’habitude de nous engager dans une relation qui est d’avance vouée à l’échec.

Se demander si notre façon d’agir en relation est propre à nous-même ou si nous avons adopté la façon de faire d’un tiers, par exemple vos parents.

Voyiez-vous votre couple comme une confrontation où chacun doit faire mieux que l’autre ?

Après s’être posé ces questions, il faut passer à l’action

Il faut que vous vous détachiez du passé. Le passé n’est plus au rendez-vous avec votre présent. Ce qui a pu vous arriver dans votre passé ne doit plus intervenir dans votre tête avant de commencer une relation.

Il ne faut pas être tout le temps sur la défensive à cause de votre passé, car un passé non traité devient vite un obstacle dans la relation. Si à chaque moment de la relation, vous cherchez une chose ou plusieurs choses négatives, vous allez en trouver. Aucun couple n’est parfait et c’est cela qui les rend unique.

Soyez-vous même. Parlez de vos sentiments, ressentis et émotions. Rien n’est plus beau qu’un couple honnête.

Faites en sorte de régler vos vielles blessures pour ne pas que votre liberté d’aimer soi entravée.

Vous devez être capable de reconnaître votre rôle dans le déclin de vos rapports avec vos partenaires. Vous devez donc vous sentir prêt à être vulnérable, et à reconnaître et régler vos problèmes pour construire des projets de vie ou de couple plus stables.

Vous verrez, lorsque vous ne serez plus votre propre ennemi , vous prendrez votre pied !

Comment sortir du cycle de l’auto-sabotage ?

Sortir du cycle de l’auto-sabotage demande une démarche consciente et progressive. La première étape consiste à prendre conscience de ses comportements et à identifier les schémas répétitifs qui nous freinent. Il s’agit d’observer sans jugement les moments où l’on agit contre ses propres intérêts, en notant les situations, les émotions et les pensées associées.

Une fois ces mécanismes identifiés, il est essentiel de comprendre les causes profondes qui les alimentent, souvent liées à des croyances limitantes, au syndrome de l’imposteur ou à des blessures émotionnelles non résolues. Cette compréhension peut être facilitée par des outils comme la tenue d’un journal, la méditation ou l’accompagnement par un professionnel.

La mise en place de stratégies concrètes permet ensuite de briser ces cycles. Par exemple, décomposer ses objectifs en petites étapes accessibles réduit l’anxiété et la procrastination. Adopter un protocole simple pour contourner la résistance au changement, agir en mode « bêta test » pour diminuer la peur de l’échec, et suivre régulièrement ses progrès à l’aide d’indicateurs clairs sont des méthodes efficaces.

Par ailleurs, travailler sur la reconstruction de la confiance en soi est fondamental. La confiance ne se développe pas uniquement par l’introspection, mais surtout par l’action répétée et la célébration des petites victoires. Cultiver la bienveillance envers soi-même et remplacer le dialogue intérieur négatif par des affirmations positives contribue aussi à réduire l’autosabotage.

Enfin, il est important d’accepter que l’autosabotage peut revenir, surtout dans les périodes de stress ou de transition. L’objectif n’est pas d’éliminer complètement ces comportements, mais de raccourcir leur durée et d’apprendre à y faire face rapidement, sans culpabilité ni découragement.

En résumé, sortir du cycle de l’auto-sabotage est un processus qui combine conscience de soi, compréhension des causes, actions concrètes et patience. Avec du temps et de la persévérance, il devient possible de transformer ces schémas en leviers de croissance personnelle et d’épanouissement.

 

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